Quand les prestas SEO partent en cacahuète

C’est toujours facile de se glorifier quand on a sorti un client de pingouin ou une pénalité quelconque, mais on fait moins le malin quand une mission ne débouche sur rien de positif. D’ailleurs je me demande qu’est-ce qui me pousse à écrire un tel billet tant le sujet est peu valorisant !

Le thème n’a d’intérêt que s’il est traité avec objectivité… je vais essayer. En tant que prestataire, je pourrais tomber dans la facilité en mettant en avant les travers de mes clients pour mieux me dédouaner et me faire mousser… Ce n’est pas mon but.

J’ai horreur qu’un client ne soit pas satisfait. Quand ça part en eau de boudin, il faut impérativement en tirer les leçons pour éviter de se retrouver à nouveau dans la même impasse. Si une mission échoue, ou s’il y a insatisfaction, c’est qu’il y a eu un point faible quelque part. Même si l’embrouille vient du client, à la base, j’ai une part de responsabilité car je n’ai rien fait pour prévenir d’une telle situation. Avec l’expérience, il faut savoir anticiper et cadrer les choses.

L’évangélisation pré-presta

45 minutes, c’est le temps moyen que je passe au téléphone avec chaque prospect au premier contact. 45 mn ce n’est rien pour tordre le cou aux idées reçues, et expliquer que la magie ne fait pas partie de l’arsenal du consultant SEO. Si on recherche la performance et la satisfaction du client, cette phase d’évangélisation avant tout engagement contractuel est fondamentale. Soit dit en passant, le seo peut mettre en priorité la thune avant le résultat client, mais l’inverse est beaucoup plus valorisant.

Chacun son métier

Un jour je reçois un coup de fil d’un prospect qui voulait impérativement inclure la « brique » SEO à son projet avant tout développement. Quelle bonne initiative ! Je discute avec lui de ses ambitions, des mots clés convoités, de la concurrence etc, et au bout d’une demi-heure de conversation il me lâche :

« Ce que je veux surtout, c’est que dans le contrat vous vous engagiez à ce que le site soit livré à telle date »

Humpf !
Pour le coup, ce n’est pas parti en cacahuète, mais je n’ai pas donné suite. Mais c’est très représentatif de certains éditeurs qui par méconnaissance pensent qu’un SEO ou un graphiste peut enfiler la casquette de chef de projet. Ce manque de discernement, ou parfois la volonté de refiler toutes les responsabilités à une seule et même personne, conduit très souvent à l’instabilité et à la contre-performance.

Consultant indépendant vs agence

Autre point de discorde qu’il est bon de clarifier dès le départ : un indépendant (moi par exemple) n’est pas une agence (regroupant plusieurs compétences). J’insiste toujours : « Je ne suis pas une agence ! ». C’est important d’expliquer la différence, le freelance ne pouvant généralement pas assumer à lui seul les éventuels travaux de rédaction, de développement, etc, se concentrant plutôt sur l’activité de conseil. C’est en tout cas l’axe que j’ai choisi, sans aucun complexe, et je le spécifie clairement dans mes contrats (voir plus bas).

Black hat, white hat et la zone grise : bien positionner le curseur

Lors des premiers échanges avec le prospect je pose souvent cette question :

« Qu’attendez-vous du SEO ? Qu’il place votre site là où il le mérite, ou « mieux », le plus haut possible avec une vision à court ou moyen terme ? »

La question mérite d’être posée puisqu’elle clarifie les attentes du client et oriente considérablement les stratégies à mettre en place. Avec ça, on évite déjà pas mal de déconvenues et de malentendus.

BH vs WH

Je précise à toutes fins utiles, qu’une prestation « white hat » vise à mettre en place des stratégies d’optimisation conformes aux consignes (guidelines) des moteurs. A contrario le « black hat » dépassera allègrement la ligne rouge en prenant beaucoup plus de risques. Entre les deux, la zone grise, vaste et étendue, où il faut placer correctement le curseur. Cet aspect doit être impérativement abordé dès le départ avec une bonne évaluation des objectifs et du facteur risque.

J’ai eu, à plusieurs reprises, des clients ayant fait par le passé des formations ou des prestas BH, et ils en sont revenus au mieux déçus et au pire avec un site cramé jusqu’au noyau. Non pas que les prestas soient mauvaises, mais c’est comme donner un jerricane d’essence avec des allumettes à un enfant de 5 ans. Il y a également cette erreur de tout miser sur le BH et de délaisser le WH alors que ce dernier est fondamental pour obtenir une bonne performance en BH. Ici le manque de sensibilisation et de culture fait pas mal de déçus, et il faut parfois une bonne rouste de la part de Google pour les remettre en phase avec la réalité.

C’est plus compliqué qu’avant, fatalité, il y a plus d’échecs

Pour moi, c’est une certitude. On ne bosse plus en 2014 comme on le faisait en 2006. Il faut fournir plus d’efforts pour atteindre les objectifs, que ce soit pour le prestataire, et de plus en plus pour l’éditeur (client). Le prix des prestations sérieuses augmentent, et paradoxalement la concurrence, le facteur risque et les échecs également ; forcément Adwords se positionne de plus en plus comme une alternative complémentaire viable.

avant & maintenant

Le volume de clients satisfaits vs mécontents peut varier d’un prestataire (ou agence) à l’autre. Les agences qui se targuent de n’avoir que des clients heureux… J’en doute… En tout cas, moi, je n’y arrive pas. Bon je fais peut-être un peu de « negative marketing » en disant cela, mais j’ai la prétention de croire que je ne dois pas être très mal placé vis-à-vis de mes confrères. J’aimerai faire mieux bien sûr, mais ce n’est pas simple. Certes on peut toujours s’améliorer, optimiser son workflow, border encore plus les contrats… mais cela impliquerait surtout de trier encore plus mes clients sur le volet (c’est un peu un luxe) avec le risque d’en avoir moins, de consacrer d’avantage de temps sur leur projet, ce qui ferait inévitablement monter les honoraires. L’équilibre est précaire !

Les naufragés du web

Certains éditeurs, pas forcément les « digital native », sont hermétiques aux nouveaux codes et aux fondamentaux du web.

« Le référencement, c’est une affaire de technicien, moi je ne veux pas en entendre parler… débrouillez-vous pour que ça marche »

Avec le recul, mes chantiers les plus poussifs et laborieux sont souvent pilotés par des personnes ne voulant pas s’impliquer, et tout déléguer. Allez leur parler « sémantique », « unicité », « storytelling »… non, il ne faut pas être provocant avec les clients, c’est mal ! Flairer ou esquiver ce genre de projet n’est pas toujours évident pour des raisons évidentes, et une fois engagé, les marges de manœuvre sont souvent très faibles, et les attentes du client bien souvent disproportionnées. Ce sont des situations éprouvantes, surtout quand on a la prétention de faire du bon boulot. Avec ce type de clientèle, la démotivation n’est jamais très loin, peu ou pas de résultats positifs, et au final un client déçu pouvant même se sentir floué.

« Votre rapport d’audit de 20 pages là… j’y comprends rien ! »

Il est très important de fournir des rapports clairs et didactiques qui mettent en avant les priorités. Je fais énormément d’efforts pour que mes rapports d’audit ne soient pas à l’image de mon blog (comprenne qui voudra). Quand bien même, un rapport d’audit reste un document de professionnel du web à professionnel du web. Pour certains, quelle que soit la clarté des documents remis et le travail de sensibilisation qui va avec, rien n’y fait, ils sont trop hermétiques à tout ça, et semblent incapables de lire un document de plus de 3 pages sans disjoncter. Alors il faut souvent en rajouter une couche, se déplacer, réexpliquer, insister…

Un cas sidérant : je mets clairement dans un rapport d’audit le paragraphe suivant :

« Éradication des liens potentiellement nocifs (priorité 1 / gravité 1)
L’étude des liens entrants a révélé la présence de liens créés artificiellement, en quantité importante, ce qui est contraire aux exigences de Google. Les liens les plus nocifs provenant d’annuaires ou de communiqués de presse devront être supprimés. La liste complète des liens potentiellement nocifs est disponible en annexe.
En temps normal, la partie des backlinks se traite après l’optimisation technique et éditoriale du site. Mais pour limiter au maximum le risque de pénalité, il est urgent de supprimer ces liens manuellement, sans avoir recourt à l’outil de désaveux proposé par Google. »

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais le message est plutôt clair non ? 8 mois après cette recommandation, rien n’a été fait, et pingouin 3.0 est passé par là… Hélas.

Mais il faut savoir également s’adapter ! Certains ont plus d’aptitudes à comprendre que d’autres, les mots à employer ne sont pas forcément les mêmes. Fatalement, les moins aptes requièrent plus de temps de travail et d’accompagnement.

Quand l’inconscient joue des tours

Mes clients me paient pour analyser leur projet, les conseiller, les accompagner. Au départ il y a souvent la promesse de suivre à 200% les recommandations. Ils se disent également en phase sur le fait qu’une bonne partie de la performance SEO dépend d’eux, qu’il n’y a pas de magie dans tout ça etc. Mais au fil des prestations, je sens bien que le fantasme du magicien est tenace, en embuscade dans leur inconscient. Je devine parfois l’énorme déception à la livraison des rapports d’Audit quand je pointe des gestions d’urls calamiteuses, avec la quasi obligation de redévelopper et repenser tout le site.

« Mais mon site il est quand même vachement plus sexy que nos concurrents ! »

Peut-être, mais c’est une vraie passoire à jus ! 100 pages réelles sur le site, 600 selon le crawler, 15 000 dans l’index Google… mais non, ça ne fait pas tilt, ça ne choque pas.

« Mais vous devez bien avoir un truc ! Le rel canonical je ne peux pas l’intégrer j’ai déjà dépensé trop d’argent en développement, merci de trouver autre chose ! » …

Et puis très vite, ce n’est plus moi (le prestataire) qui propose les stratégies à mettre en place, mais le client. Ok, il est roi, il peut être force de proposition lui aussi, mais des fois…

« Aurélien, on a décidé de passer à la vitesse supérieure, je pense qu’une campagne de netlinking pourrait booster notre apport en trafic naturel »

Suggestion d’un client dont le site (défaillant techniquement) est plombé par pingouin et les inscriptions dans des annuaires pourris.

Le défi (je pense que le mot n’est pas trop fort) est de faire comprendre à ces clients que le SEO ne doit pas être un palliatif à leurs faiblesses… oui je sais, j’ai déjà dit tout ça dans mon (long) article sur l’audit SEO, mais c’est un message qu’il faut marteler… Tiens, je vais peut-être même en faire ma nouvelle baseline !

Quand le déni de médiocrité tourne à la perversion

A deux reprises, j’ai eu affaire à des clients que j’aime qualifier de « pervers ». Les profils n’étaient pas vraiment les mêmes, mais le point commun est qu’ils ont de réels besoins en visibilité et qu’ils ont une peur compréhensible de se faire arnaquer. Ca dérape très vite quand je me rends compte qu’ils passent plus de temps à trouver d’éventuelles erreurs dans mes analyses et recommandations plutôt qu’à corriger les leurs ! Le dernier qui m’a fait ce coup-là est même allé chercher des recos que je ne lui avais jamais donné. Dans ces cas-là, j’évite l’escalade, et je vais même jusqu’à leur proposer d’en rester là et rompre le contrat, au risque de les offusquer encore plus.

Les chefs de projets qui ne sont en fait que des webdesigners du dimanche

Parmi les profils de projets casse-gueule, ceux pilotés par des « webmasters », très souvent jeunes et sans véritable expérience, plus ou moins graphistes à la base et qui ont la certitude d’avoir tous les fondamentaux pour faire tourner un site web. Je ne leur en veux pas plus que ça, mais il faut vraiment que j’aiguise mon flair pour les repérer avant tout engagement, sinon, j’ai cette désagréable sensation d’être comme un chien dans un jeu de quille. Strike assuré.

J’ai pas mal gaspillé d’énergie à essayer de raisonner des clients qui avaient confié leur projet au neveu du beau frère qui bidouille des templates sous Dreamweaver… Même si mon boulot c’est de mettre le doigt sur les maillons faibles, dès qu’il faut désigner des personnes c’est quand même plus délicat.

Ne pas considérer le prestataire comme un « sbire »

Ca aussi c’est du vécu. Des éditeurs n’ayant aucune patience et l’âme d’un « capo chef », n’arrivent pas à entretenir des rapports courtois et constructifs avec leurs interlocuteurs. Ils ont besoin de mettre la pression, inutilement, allant même jusqu’à faire des menaces dans l’unique but d’obtenir des résultats (ou même sans but tout court !), Erreur ! Le SEO des temps modernes a besoin d’un climat de confiance absolue, de s’imprégner du projet client comme s’il le vivait de l’intérieur pour être productif et livrer un travail de qualité. On ne travaille pas à la chaîne à assembler des composants et ou la problématique se résume à « produire plus ». Me concernant, la confiance est un moteur qui décuple la qualité de mon travail. De plus, les missions en SEO s’inscrivent toujours sur le long terme, alors il est préférable d’optimiser les échanges d’un côté comme de l’autre.
L’absence de reconnaissance, l’arrogance et les menaces ne donneront jamais rien de bon. Pas avec moi en tout cas.

Le syndrome du « jusqu’ici tout va bien »

Quand un prospect vient vers moi, son site n’est pas forcément cramé ou dans les oubliettes de Google (heureusement d’ailleurs). Parfois, les courbes de trafic sont stables, sans anomalie particulière, et l’attente du prospect est de voir son site gagner d’avantage de positions par le biais d’optimisations SEO.

Jusqu’ici tout va bien… mais la discorde arrive quand l’audit du site révèle de véritables bombes à retardement (contenu dupliqué, liens potentiellement toxiques etc) qu’il faut nécessairement traiter en priorité avant de penser à gagner des positions. Grand écart par rapport au postulat de départ, et le prospect devenu client s’enferme dans le « Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… » au mépris des recommandations et mises en gardes qui lui sont fournies. Plus dur sera la chute !

L’importance d’un contrat bien ficelé

Contrat SEO
C’est surtout ça le plus important pour éviter les déconvenues, d’un côté comme de l’autre. Mes contrats font environ 15 pages, ce n’est pas forcément digeste, mais au moins tout y est détaillé, et le périmètre bien définit, sans pour autant passer pour un psychorigide ou un maniaque.
Un contrat/devis en bonne et due forme devra nécessairement contenir les chapîtres suivants :

  • Déroulement de la prestation : description étape par étape, de l’audit, à la campagne de netlinking en passant par l’étude de mots clés.
  • Des livrables clairement définis : en quelques lignes, le client doit savoir exactement ce qu’il va recevoir comme services s’il s’engage avec vous.
  • Limitations : Ha, très important, il faut toujours préciser ce que l’on ne fait pas, histoire d’éviter les quiproquos ! Par exemple, spécifier qu’aucune campagne Adwords ne sera entreprise, qu’aucun travail rédactionnel ne sera fournis, que votre rôle ne doit pas empiéter celui du développeur etc.
  • Conditions de résiliation : J’ai mis du temps à les inclure dans mes contrats, mais c’est essentiel pour éviter d’une part la filouterie de certains, mais également permettre au client de se désengager (en précisant les modalités) s’il y a un manquement au contrat.
  • Double exemplaire signé et paraphé : Sérieusement, il est écrit très clairement noir sur blanc dans mes contrats qu’ils doivent être retournés paraphés, signés et datés, mais plus de la moitié me reviennent incomplets.

Quoi moi négatif ?

Non :) Heureusement beaucoup de projets et d’éditeurs entretiennent ma passion (oui, je ne vois pas ça QUE comme un métier), ce qui explique aussi que je prenne à cœur les missions qui déraillent. Comme tout le monde il y a des profils avec qui je préfère travailler, d’autres moins. Je prends 10x plus de plaisir avec un client sensibilisé au SEO qui me donnera du fil à retordre, plutôt qu’un gars qui me dit « je vous fais entièrement confiance » et qui ne veut plus du tout entendre parler de SEO par la suite. On me rémunère pour conseiller, analyser et faire progresser la visibilité des sites, et si ce n’est pas dans le deal, je cherche également à accumuler de l’expérience et du savoir-faire au fil des chantiers. Les missions ratées, les mauvais plans, les épaves numériques ça fait partie de l’expérience, mais point trop n’en faut quand même ;-)

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  • Vous ne faites pas de lien optimisé (brand ok).
  • Votre contribution apporte de l'eau au moulin et ne se contente pas de remercier (même si c'est toujours appréciable).
  • Vous ne donnez pas l'impression de ne pas avoir lu l'article.
  • Votre site doit graviter dans l'univers du SEO / web marketing / IT.
  • Nouveau : Se suivre mutuellement sur Twitter (oui ça fait copinage, et j'assume !).
Le but n'étant pas d'être plus sévère, mais au contraire plus équitable et... naturel. N'oubliez-pas : moins de spamco = meilleur jus !

23 réflexions au sujet de « Quand les prestas SEO partent en cacahuète »

  • @Cédric : yep ! merci c’est corrigé… J’ai laissé plein de coquilles sur cet article, vivement les vacances !

  • Bonjour, et merci pour ce « retour d’expérience ».

    Etant au tout début de mon lancement comme indépendant dans le web, la technique est là, mais le relationnel et la rédaction de devis et de contrat sont pour le moins balbutiant. Au vu de votre expérience, il me semble nécessaire de revoir ses points si je ne veux pas y laisser des plumes. Notamment la partie « ce que je ne fais pas », je suis partie sur « j’écris ce qui sera fait ». A première vue, il faut TOUT écrire même l’évidence. Bref, j’ai encore du travail :)

  • Tu résumes très bien mon sentiment.
    J’essaye pour me protéger de ça, de bien « sentir » qu’on est sur la même longueur d’onde dès le départ avec mes clients pour éviter ce genre de mauvaises surprises. Après c’est le business, y a des bonnes et des mauvaises choses qui arrivent.

    Ton 15 pages de contrat me fait méditer, je suis assez light de ce côté là. J’essaye surtout de mettre les restrictions.
    Ca fait un moment que je me dis qu’il faudrait que je développe un peu ça, mais tant que t’as pas vécu de trop mauvaises expériences….tu repousses la chose. Et je suis pas fan des gros contrats.
    Je te rejoins aussi sur le fait que je suis pas une agence…et que je peux pas tout faire. D’ailleurs ceux qui vendent de tout, font ce « tout » généralement pas bien. C’est ce qui fait notre force d’être spécialisé. De mon côté, c’est quelque chose qui est bien accepté et c’est aussi très clair pour moi que je ne suis pas un chef de projet.

    Bref…on pourrait en dire encore beaucoup….mais je crois surtout qu’on a besoin de vacances ;-)

    A bientôt.

  • Bonjour,

    Enorme article !!! je passe aussi presque 1 heure au téléphone pour un premier contact, et souvent bien plus derrière, tant le métier de référenceur est devenu une sorte de « psychologue de l’internet », ou l’on doit rassurer le client… On devrait peut être demander à être subventionné par la sécu !

  • @Patrick : Hello ;) Concernant la longueur des contrats, ce n’est pas chargé de clause juridiques rébarbatives, au contraire, je développe tout le processus et les points à contrôler ce qui malgré la densité donne plus de transparence ;) Au plaisir !

    @Patrice Krysztofiak : mais faire des erreurs est également très formateur !

  • Enorme cet article – juste Enorme – je me revois quand j’étais en agence, au travers de tous les paragraphes tous, j’ai eu droit aux même réponses, aux même clients déjantés, ou non – j’en parlais ici du client déjanté – http://www.veille-seo.com/articles/trilogie-sehobitt-unexpected-journey.html. Je me revois aussi lors des audits de prévente – au cours desquels je faisais l’évangélisation, expliquant au client ce qui n’allait pas et pourquoi et comment on allait faire, Je me revois passer mes coups de fils post rapports des heures à expliquer au client le pourquoi du comment, je me revois enfin me taper la tête contre les murs quand je recevais des réponses tu types « vous devez bien avoir un truc … canonical … » ou quand je recevais un coup de fils du client qui me disait que son presta web lui demandait $1500 pour changer les balises title… sur son site wordpress…

    un cas que tu n’as pas couvert – ou – peu c’est ce que j’appelle les client « tant Pis » – j’en parlais dans cet article – http://lemusclereferencement.com/2013/05/09/comment-suicider-son-site-en-4-etapes-faciles/ – le client « tant pis c’est celui avec qui ça se passe pas trop mal, avec lequel on a des résultats pas trop mauvais malgré tous nos efforts pour lequel au final.. malheureusement ça ne suffit pas – son site va mieux mais ça ne justifie pas la dépense SEO … et on finit par casser le contrat ou ne pas renouveler…

  • @Le Juge : Merci pour ton message ! J’avais lu tes billets sur ton client « tant pis », encore plus énorme ! Je n’ai pas évoqué ce cas car je n’ai pas eu encore ce profil dans mon tableau de chasse, du moins pas aussi caricatural ;)

  • Super ton article ! Dans le même genre ta les clients qui font des campagnes en même temps que toi et qui te disent que ta rien foutu, ça montait autant avant. C’est vrai que de passer de la position 15 à 10 c’est plus chaud que je passer de 10 à 5 :)

  • @Aurélien : Oui j’ai déjà croisé ce genre d’oiseaux… Bon cela dit, je prends du recul avec eux, et il en faut plus pour faire partir une bonne relation en vrille ;)

  • Bah le client « tant pis » a la base il n’avais pas posé de soucis – on avait fait le boulot, ca s’etait pas trop mal passé mais les résultats n’etait juste pas a la hauteur de ce que le client attendait (ni moi d’ailleurs). On a fait le maximum mais au final les résultats n’étaient juste pas assez bon pour justifier un renouvellement. Donc on a pas renouvelé – je pense que des client scomme ca on en a tous eu a divers degres. C’etait pas qu’il était difficile, ni qu’il ne mettait pas en place nos recos (mis a part le contenu mais bon … il avait pas les rssources donc…

    C’est apres que le client a perdu les pédales.

  • Bonsoir,
    c’est toujours difficile d’expliquer au client quand le concurrent font tout et n’importe quoi.
    Normal que dans un métier non réglementé qu’est le notre les rare personnes honnête et capable se trouve devant un tâche immense: celle de débunker tout les préjugés les inexactitudes et es foutaises.
    On passe presque plus de temps à expliquer qu’à faire, bon il y a toujours des personnes compréhensible mais globalement c’est de plus en plus dur.
    Des personnes qui veulent être en première page sans rien modifier dans leurs sites, et ceux qui croient que pour réussir sur adwords il n’y a pas besoin d’optimiser les landing page..
    La bonne nouvelle c’est qu’il y a de plus en plus de demande (vu que même avec adwords, tu te casse vite les dents si t’est pas un spécialiste)

    Personnellement je propose aussi des Audit (gratuits) mais je trouve les 20 pages exagérés (non ?) vu que la moitié des gens vont juste survoler tout ce qui est technique pour finalement ne regarder les clauses du contrat et le prix final…

  • Je pense que tu as oublié la catégorie de ceux qui mettent toujours 20 plombes à se décider et qui, à la veille de la saison, quelques jours avant tout au plus, vont se réveiller, car il est temps… Ceux-ci me rendent fou, c’est toujours dans le stress alors que cela pourrait être fait depuis des mois.

  • Cet article m’a bien fait sourire, tellement j’ai vécu ce genre de situation et en particulier : 8 mois après un audit, rien n’a été appliqué :=) et le client qui demande des résultats…

    Tu pourrais rajouter le client qui ne comprend pas pourquoi ses positionnements actuels ne sont pas meilleurs qu’avant avec l’ancien prestataire…Alors que lorsque l’on reprend le contrat on s’aperçoit qu’il est sanctionné pour liens factices (alors que le client ne le savait pas) , que l’on nettoie tout cela et que l’on doit expliquer que naturellement un site comme (un sportif d’ailleurs) dopé = illégale : donc il aura du mal a retrouver de bonnes positions !

    Et malgré le fait de lui expliquer que son trafic a pris 50 % depuis notre intervention, que sa longue traine a gagné 80 % de mots clefs pertinents…, le client regarde quelques anciennes positions de mots clefs et pleure la perte de quelques positions !

    Nous sommes devenus des conseillers matrimoniaux entre le client et son site :=) (joke) :
    – Faire le point face à une situation difficile ou inattendue.
    – Surmonter une crise suite à un évènement difficile à vivre .
    – Mieux faire comprendre et pouvoir réagir.
    – Comprendre pourquoi un site est arrivé au bord de la rupture.
    – Rétablir la communication entre le site et le client.
    – Communiquer autrement.

  • Bonjour Aurélien, merci pour ton article. J’apprends à faire des contrats qui sont une sécurité pour le client et pour moi. Le modèle de contrat sur lequel je vais encore retravailler est plutôt long mais il rassure le client et lui permet de voir dès le début le professionnalisme auquel je suis attaché. Merci pour les idées que tu donnes dans ton article qui m’aiderons à retravailler mes contrats.

  • @L.Jee : Oui, j’ai déjà eu ce cas là, ou le client se réveille à la fin du contrat, 10 mois après lui avoir livré le rapport d’audit, et là, il faut être à 200% dispo pour lui. Hard.

    @Jp : Le coup de la longue traîne, ça fait partie du travail d’évangélisation du départ : c’est vrai que bcp de clients mettent le focus sur les mots clés les plus concurrentiels alors qu’il y en a plein d’autres infiniment plus accessibles et qui peuvent représenter une part majoritaire du trafic organique. Ça cadre les choses ;-)

    @Ricardo et @topweb : que le contrat fasse 20 ou 5 pages n’est pas un problème. Il faut être le plus clair possible, bien définir les contours et les limites de la prestation, sans donner une image de procédurier. Mais se contenter d’un simple bon de commande sans plus de détail, c’est risqué.

  • C’est une vraie réflexion courageuse qui est faite dans cet article, mais j’ai des doutes quant aux retombées. Les prospects qui essaient se se faire une idée du milieu SEO peuvent trouver très facilement des dizaines d’articles de très bonne facture qui vont :

    > les amener à comprendre que l’expert SEO n’existe pas car le métier évolue au fil des mises à jour de Google,
    > Google fournit lui-même toutes les guidelines pour « bien faire son SEO soi-même »
    > les techniques bordelines sont aujourd’hui très (trop) risquées
    > le référencement naturel n’est pas une science exacte et que de toutes façons, quel que soit le niveau du prestataire SEO contracté, on ne peut jamais être sûr de rien…
    > beaucoup d’agences ou de prestataires, faute de pouvoir faire grimper le site de leur client (cf. les raisons évoquées plus haut) préfèrent finalement faire descendre les sites concurrents (techniques plus ou moins évoluées, voire les dernières tendances du NSEO via CTR)
    > De plus en plus de prospects jouent sur l’instabilité du marché pour obtenir des prestations en dédommagement, ou encore pire attaquent les prestataires en justice en jouant sur des clauses de contrats abusives ou en exploitant des zones floues dans les documents
    > Les SEO qui font le plus de bruit sur les réseaux sociaux sont souvent ceux qui sont encore à l’ère webmarketing 1.0 genre « super encore un site client sorti de pénalité google » ou encore « mon client + 30% CTR m’envoie une bouteille de champagne à Noël » : l’auto-promotion est si facile, surtout quand on ne connaît pas l’environnement ou que les conditions étaient peu concurrentielles. Donc très peu de valeur mais un signe évident de se faire mousser.

    Bref le métier se professionnalise. Mais la clientèle suit-elle ? A t-elle la démarche de creuser un peu, où choisit-elle celui qui dit « c’est moi qui suis le meilleur ? »

  • Bonjour,

    Je te remercie pour ce petit coup de gueule et ce point de vue intéressant qui peut souvent s’appliquer à bien d’autres domaines que le SEO. Quand un client « crois mieux savoir » ou dis « qu’il va le faire » et qu’au final rien n’est fait, ou pas correctement, et que c’est forcement la faute du consultant.

    Le SEO dans le e-commerce c’est le nef de la guerre, comme tu le dit à juste titre, c’est devenu plus complexe et ça engage beaucoup de sujets, pas juste une petite campagne de backlinks. Cette évangélisation est nécessaire, cependant la plupart des clients veulent savoir : « si j’investis 1 euro, combien je gagne ? » J’ai essayé de leur donner un début d’idée en terme de trafic avec un de mes articles, mais ce n’est pas évident. (http://www.blackchili.fr/augmenter-le-ca-de-son-site-ecommerce-grace-a-google/)

    Comment réponds-tu en général à ce type de question ?

    Régis – http://www.blackchili.fr

  • @Julien : tu abordes là un autre sujet très intéressant à creuser, proche de celui -ci, et j’aimerai bien m’épancher la dessus également (j’ai quelques dossier bien lourds…). Un jour peut-être ^^
    @Régis : Je n’ai pas encore eu de prospect m’ayant posé la question aussi directement. En même temps c’est super tentant de répondre : « cela dépendra de votre performance » ^^ Un peu d’humour, ça passe toujours ;)
    Par contre je suis moins en moins d’accord sur le fait que le SEO soit le nerf de la guerre, mais là aussi c’est un autre sujet.

  • En faite on a de moins en moins de temps pour lire les contrats etc etc ^^. Perso je ferais une première page avec les priorités/urgence de niveau 1 épurées au max et parlant du genre en gras : « supprimez les liens venants des annuaires et communiqué de presse »
    Ensuite dans les pages suivantes on explique « actions a mettre en place : installer une extension du genre seo site tools, regarder si le site n’est pas de bonne qualité, demander au webmaster du site de supprimer le lien » puis en dessous « explications : Google est partie en guerre contre les liens de mauvaises qualités, créés simplement pour le référencement naturel sans apporter de valeurs ajoutées à l’internaute. Avoir des liens de mauvaises qualités vers votre site web risque de le pénaliser et vous faire perdre en visibilité et traffic »

  • Très beau billet plein de sens. On y est tous confronté, le 100% de réussite n’existe pas et on le sait. Par expérience, deux points sont fondamentaux : la communication avec le client pour avancer au mieux et notre capacité de compréhension, dès le départ, de la mise en place de nos recommandations par le client.

  • Bravo pour un billet une fois de plus complet et profond, et dont je partage la plupart des points. Pour avoir parlé ensemble d’un projet client (malheureusement non signé car il avait mal cerné les budgets requis) je sais que nous avions pas mal d’analyses partagées sur le domaine.
    Le tout fait une équation effectivement encore plus complexe qu’avant: les prestations en référencement demandent encore plus qu’avant de compréhension du client, son implication en quantité et qualité, et un budget réaliste.
    Avec une évolution récente je me retrouve dans un contexte d’agence de taille moyenne plus que dans la position d’indépendant que j’ai toujours eu, mais devoir me bagarrer gentiment discuter et convaincre en interne avec les développeurs avec qui je travaille sur un projet client qui demande du SEO-SEM est aussi intéressant.
    Sur ce, retour à quelques jours de vacances aussi, merci de cet article.

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